Qu’est ce que l’abdominoplastie
L’abdominoplastie ou plastie abdominale permet de corriger un ventre dystrophique, c’est-à-dire dont la forme est altérée.
Les types d’excès mis en cause les plus fréquemment sont :
- l’excès de graisse (retiré par une liposuccion),
- l’excès de peau abdominale - (le « tablier » abdominal est retiré et la peau retendue)
- l’affaissement des muscles du ventre.
Lorsque se combinent un excès de peau et l’affaissement des muscles, on ajoute à la plastie abdominale, une cure d’éventration (les médecins parlent de « diastasis des muscles droits »). D’une manière générale, l’abdominoplastie standard consiste à réséquer la paroi en découpant un lambeau de peau en forme de croissant sous l’ombilic. Le lambeau supérieur est abaissé et suturé au ras des poils pubiens ; l’ombilic est remis en bonne position. La cicatrice se situe autour de l’ombilic et au ras du pubis, concave vers le haut pour respecter les plis naturels.
Pour cette intervention, il n’y a pas une technique strictement applicable.
Le chirurgien observera et analysera les lésions afin de prendre en compte plusieurs paramètres : L’état et la nature de votre peau, l’évaluation de l’importance de la surcharge graisseuse, la tonicité des muscles abdominaux et votre morphologie générale. Grâce à ces éléments d’information, la stratégie la mieux adaptée à chaque cas sera déduite.
En présence d’une demande de correction chirurgicale de la paroi abdominale, deux possibilités sont envisageables : soit une lipoaspiration abdominale de façon isolée sera réalisée, soit il faudra avoir recours à une plastie abdominale.
Chaque fois qu’il existe des lésions importantes de la peau, avec une distension notable, des vergetures nombreuses, voire des cicatrices, la lipoaspiration isolée sera insuffisante et il faudra recourir à une plastie abdominale.
Pour quelles raisons avons-nous recours à une abdominoplastie ?
On peut conseiller de réaliser une plastie abdominale à la suite d’une grossesse ou dû à un amaigrissement, et chaque fois qu’il existe des lésions et une distension importante de la peau (plis recouvrant le pubis). En dehors de ces raisons esthétiques, une abdominoplastie à visée préventive consiste à opérer des femmes autour de la cinquantaine avec un léger surpoids concentré au ventre qui s’aggravera inéluctablement avec l’âge. Une plastie abdominale permet alors de réduire la prise de poids dans cette région en prélevant une partie du stock de cellules graisseuses (adipocytes).L’objectifL’objectif de cette intervention sera d’enlever les disgrâces la peau la plus abîmée (distendue, cicatricielle ou vergeture) et de retendre la peau saine périphérique.On peut recommander également de faire dans le même temps le traitement d’une surcharge graisseuse localisée par lipoaspiration et le traitement de lésions des muscles abdominaux sous-jacents (diastasis, hernie).
Les différentes méthodes possibles
La plastie abdominale étendue

L’abdominoplastie la plus couramment effectuée consiste à pratiquer au découpage d’une importante bande de peau, correspondant à tout ou partie de la région située entre l’ombilic et le pubis, selon un dessin adapté aux lésions.
Aussi, l’ombilic est conservé et replacé en position normale, grâce à une incision faite dans la peau abaissée.
Le plus souvent, cette cicatrice est située au bord supérieur des poils pubiens et déborde plus ou moins loin dans les plis de l’aine. Sa longueur est prévisible avant l’intervention : le patient devra en être très clairement prévenu.
Ce type de plastie abdominale étendue peut être indemnisé par l’assurance maladie dans certains cas et sous certaines conditions.
Les plasties abdominales localisées
En présence de lésions moins importantes, on pourra proposer parfois une plastie abdominale localisée dont la rançon cicatricielle sera réduite.
La prise en charge par l’assurance maladie ne peut, dans ces cas, avoir lieu.
Avant l’intervention
On vous demandera de réaliser un bilan préopératoire réalisé conformément aux prescriptions.
Le médecin-anesthésiste sera vu en consultation, au plus tard 48 heures avant l’intervention.
Précautions à suivre
2 consultations espacées de minimum 15 jours sont indispensables avant une abdominoplastie, au cours desquelles sont toujours réalisées des photographies médicales.
Une gaine abdominale, est prescrite.
Un Arrêt du tabac est impératif1 mois avant l'intervention, pour réduire le risque de nécrose cutanée.
Si l'abdominoplastie n'est pas prise en charge par la sécurité sociale, prévoyez une période d'indisponibilité professionnelle de 7 à 15 jours après l'intervention, car aucun arrêt de travail ne pourra vous être prescrit.
Les consignes médicales les plus importantes avant une abdominoplastie sont les suivantes :
Arrêt de la prise d'aspirine, d'anti-inflammatoires, ou d'anticoagulants oraux dans les 15 jours qui précédent l'intervention, pour réduire le risque hémorragique.
Arrêt de la contraception orale 1 mois avant l'intervention, pour diminuer le risque thrombo-embolique

L’intervention
Le type d’anesthésie : L’abdominoplastie nécessite pratiquement toujours une anesthésie générale, durant laquelle vous dormez complètement.
Modalités d’hospitalisation : La durée d’hospitalisation varie de 2 à 5 jours.
La durée de l’intervention varie entre 90 minutes et 3 heures, selon l’importance du travail à accomplir.
Chaque chirurgien choisit une technique qui lui est propre et qu’il adapte à chaque patient pour obtenir les meilleurs résultats. Toutefois, on peut retenir des principes de base communs :
Le tracé des incisions, qui correspond à celui des futures cicatrices : il est, en fait, fonction de la localisation et de la quantité de peau lésée : en pratique, la cicatrice sera d’autant plus grande que la quantité de tissu à retirer est importante.
La graisse en excès peut être extraite par lipoaspiration et les muscles distendus sont remis en tension.
En fin d’intervention, un pansement sera placé associé ou non à la mise en place d’une gaine de contention.
Après l’intervention
Il faut prévoir des pansements pendant une quinzaine de jours après l’intervention. Le port d’une gaine de soutien est conseillé pendant 2 à 4 semaines, jour et nuit.
Un arrêt de travail de 2 à 4 semaines est requis.
La cicatrice est souvent rosée pendant les 2 à 3 premiers mois, puis elle s’estompe, en règle générale après le 3ème mois et ce, progressivement, pendant 1 à 3 ans. Il fortement déconseiller de s’exposer au soleil et aux U.V. pendant un minimum de 3 mois après l’opération.
De plus, l’activité sportive sera mise en stand by et à partir de la 6ème semaine postopératoire vous pourrez reprendre progressivement votre rythme sportif.
Les résultats
En ce qui concerne la cicatrice, il faut savoir que, si elle s’estompe bien en général avec le temps, la faire disparaître reste délicat tout au moins grâce au soin au laser Fraxel, vous pouvez envisager une nette diminution de la cicatrice. Ajoutons aussi que si c’est le chirurgien qui réalise les sutures, la cicatrice, elle, est le fait du patient.
Le but de cette intervention est d’apporter une amélioration. Si vos souhaits sont réalistes, le résultat obtenu devrait vous donner une grande satisfaction
Quoi qu’il en soit, il reste que cette intervention fait l’état d’une intervention délicate, pour laquelle la qualité de l’indication et la rigueur du geste opératoire ne mettent en aucune manière à l’abri d’un certain nombre d’imperfections, voire de complications.
Les suites, imperfections et complications sont rares mais possibles.
Correctement indiquée et réalisée rend un réel service aux patient(e)s, avec l’obtention d’un résultat satisfaisant et conforme à ce qui était attendu.
Cependant, il n’est pas rare que des imperfections localisées soient observées, sans qu’elles constituent de réelles complications :
ces imperfections concernent notamment la cicatrice qui est parfois un peu trop visible, adhérente, voire asymétrique ou ascensionnée. Cette cicatrice peut, dans certains cas, devenir élargie, épaisse, voire chéloïde.
l’ombilic peut être imparfaitement extériorisé et avoir perdu un peu de son naturel.
un petit excès cutané latéral est parfois constaté,
enfin, en cas de tension excessive au niveau des berges de la suture, une ascension des poils pubiens peut être observée.
Ces imperfections peuvent être estompées grâce à un traitement complémentaire : une « retouche » chirurgicale réalisée sous anesthésie locale ou anesthésie locale approfondie à partir du 12ème mois postopératoire, en chirurgie ambulatoire. (C’est-à-dire sans hospitalisation)
Parmi ces complications envisageables, il faut citer :
La survenue d’un hématome, en fait assez rare, peut justifier une évacuation afin d’éviter une altération secondaire de la qualité esthétique du résultat.
La survenue d’une infection, en fait peu fréquente, nécessitera un drainage chirurgical et un traitement antibiotique.
Il n’est pas rare d’observer à partir du 8ème jour postopératoire, la survenue d’un épanchement lié à un écoulement de lymphe et à un suintement de la graisse. La compression en constitue l’une des meilleures préventions. Un tel épanchement doit parfois être ponctionné, et il s’assèche en général sans séquelle particulière.
Une nécrose cutanée est parfois observée, en règle limitée et localisée. Les nécroses importantes sont, en fait, rares. La prévention de ces nécroses repose sur une indication bien posée et sur la réalisation d’un geste technique adapté et prudent, évitant toute tension excessive au niveau des sutures.
Il ne peut être jugé qu’à partir d’un an après l’intervention. Il convient, en effet, d’avoir la patience d’attendre le délai nécessaire à l’atténuation de la cicatrice et de réaliser pendant cette période une bonne surveillance au rythme d’une consultation environ tous les 3 mois pendant 1 an.
Au-delà de l’amélioration esthétique qui est souvent appréciable, les plasties abdominales apportent en règle générale à la patiente (ou patient) une amélioration très nette en ce qui concerne le confort.
De plus, cette amélioration fonctionnelle et le mieux-être psychologique aident la patiente ou le patient dans l’ajustement de leur équilibre pondéral.
Les accidents thrombo-emboliques (phlébite, embolie pulmonaire), bien que globalement assez rares, sont parmi les plus redoutables. Des mesures préventives rigoureuses doivent en minimiser l’incidence : port de bas anti-thrombose, lever précoce, éventuellement traitement anti-coagulant.
Les altérations de la sensibilité de la paroi, notamment une diminution de la sensibilité prédominant dans la région sous-ombilicale, sont fréquemment observées : la sensibilité normale réapparaît le plus souvent dans un délai de 3 à 12 mois au décours de l’abdominoplastie.
Enfin, on peut observer, notamment, chez les patientes dont la peau est très lésée ou très cicatricielle, des phénomènes de retard de cicatrisation qui allongent les suites opératoires.


